Une journée type
Lever avant 7h, on plie les petites tentes 2 places
fournies pour la nuit. Certains préfèrent dormir à
la belle étoile, pour ce faire l'idéal est qu'il n'y ait
pas trop de vent et il faut un bon duvet : en février on a eu de
0 (eau gelée dans les gourdes) à 8 / 10 °C. Le petit
plus indispensable pour bien dormir dehors : un bonnet.
Planter
les sardines des tentes dans le sable n'est pas si facile, ne pas chercher
à trop s'éloigner de la grande tente, si les chameliers
l'ont plantée là c'est qu'il y a une raison (densité
du sable pour les piquets, sens du vent etc...) tourner votre porte dans
le même sens que la leur itou.
Une fois les tentes pliées c'est le petit déjeuner,
dehors, tout le monde autour des bols à 4 pattes, il ne manque
jamais rien, il y en a pour tous les gouts, et c'est un moment très
plaisant.
Ensuite on regroupe les sacs près des chameaux, on s'équipe
d'un sac à dos léger avec juste de l'eau, le coupe-vent
et le minimum nécessaire (appareil photos etc...), on se regroupe
autour du guide qui nous explique le programme et on part, au
moins avant 8h30 pour profiter de la fraicheur au maximum.
Selon les jours et les circuits les étapes varient, de 20km le
matin sur des plateaux rocheux ça peut se réduire à
quelques km seulement dans des dunes de plus de 100m de haut à
franchir (assez difficile), ne pas chercher à trop calculer ni
à savoir exactement où on est, en général
les cartes sont d'ailleurs plutôt montrées par le guide en
fin de séjour pour un récap. souvenir.
Il faut juste se laisser guider sans se poser de questions
et remplir ses yeux d'images et ses oreilles de silence, tout n'est qu'instant
présent.
La
pause vers midi, avec un rendez vous avec les chameliers qui
après avoir levé le camp ont emprunté un chemin différent
du votre en direction du prochain bivouac.
Généralement un repas chaud, bien sûr délicieux,
toujours parfumé d'épices, avec viandes, légumes
et fruits.
Ensuite
un temps de repos est utilisé pour se reposer ou profiter de l'endroit
(recherche de cailloux, de fossiles, de la faune à observer, de
belles images à faire...). Parfois la proximité d'un village
fait que plein d'enfants vous rendent visite en espérant vous vendre
quelques bricoles ou mendier de la monnaie ou à manger, ne pas
distribuer de bonbons (les pb. dentaires sont énormes dans ces
régions du Maroc du fait de l'accès aux soins difficile)
ni de stylos, préférer donner par l'intermédiaire
du guide ou de leur instituteur.
On repart généralement vers 15h jusqu'à 17/18h. Arrivés au bivouac du soir c'est tout d'abbord un délicieux thé à la menthe qui est servi par les chameliers, puis on monte les tentes individuelles et chacun retrouve ses affaires pour un brin de toilette. On en profite pour s'éloigner un peu pour faire ses besoins à l'abri d'une dune ou d'un maigre buisson, il faut bruler avec un briquet son papier hygiénique et enterrer le reste, en effet sans humidité les déchets ne se dégradent pas, même aussi fins qu'une feuille de PQ ...
A
la tombée de la nuit on se retrouve sous la grande tente pour souper
à la lueur de quelques bougies plantées dans le sable, notre
guide fait circuler les couverts et tous le monde est là, assis
par terre ou à genoux, en chaussettes (saint Quechua priez pour
nous), et on échange sur la journée ou on pose mille questions
au guide sur son pays et la façon dont ils vit pour tout savoir
de ces gens extraordinaires que sont les Bèrbères.
Chaque bivouac est un grand moment très agréable
et qui laisse autant de souvenirs que les paysages. Le cuisinier
fait généralement des merveilles avec le peu de matériel
qu'il a, c'est toujours différent et bon. Il met quelques gouttes
de javel dans l'eau afin d'éviter tout pb. de tourista à
nos estomacs plus fragiles que les leurs, et même manger des tomates
lavées ne pose aucun pb.
Les chameliers ne parlent pas forcément le français et les
quelques mots d'arabe ou de bèrbère que vous serez capable
d'échanger aussi simples soient-ils (bonjour, merci, d'accord,
on y va) vous donnerons une sensation immense de vrai échange,
potassez un peu avant de partir, vous ne le regretterez pas.